Le même chapiteau promis deux fois
Deux réceptions le même samedi de juin. Le 10 × 20 est noté sur deux devis,
personne ne s'en aperçoit avant le jeudi. Vous appelez trois confrères, vous en louez un
au prix fort, et la marge du chantier est partie.
Le planning travaille à la date, montage et démontage compris. La deuxième
réservation sur la même période est refusée au moment où on la saisit, pas le jeudi d'après.
Les huit couverts qui ne reviennent pas
Sur 120 couverts partis, il en rentre 112. Trois nappes manquent aussi.
Personne ne sait à quelle reprise, la caution est rendue depuis quinze jours, et vous
rachetez à vos frais.
Le comptage se fait à la pièce au retour, écart par écart. Le manquant est
chiffré et déduit avant que la caution reparte, avec la photo du comptage.
Le matériel abîmé qui repart quand même
Un pied de table tordu rentre un lundi. Il est posé au fond du dépôt,
personne ne le signale. Le vendredi suivant il part chez un traiteur, qui le découvre
devant ses clients.
Signalé au retour, l'article sort du parc immédiatement : il ne peut plus
être mis sur une réservation tant qu'il n'est pas remis en état.
L'inventaire qu'on refait en janvier
On le fera à la morte-saison. En janvier, vous ne savez plus ce qui a disparu
en août ni chez qui. L'écart se constate, il ne se récupère pas.
Le stock se tient tout seul, à la pièce, à chaque sortie et à chaque retour.
L'inventaire n'est plus une corvée annuelle, c'est l'état du jour.