Le plein qu'il jure avoir fait
Le client rend le fourgon à trois quarts et affirme l'avoir rendu plein. Vous n'avez pas de relevé au départ. Soit vous refacturez et vous perdez le client, soit vous payez le carburant.
Le niveau et le kilométrage sont relevés et photographiés au départ comme au retour. L'écart n'est plus une parole contre une autre.
La rayure qui était déjà là
Il la montre en partant du doigt, personne ne la note. Au retour elle est sur le constat, et la discussion dure vingt minutes au comptoir devant les autres clients.
L'état des lieux se fait face par face, en photos datées, signé sur le téléphone avant le départ. Au retour, les deux séries sont côte à côte.
L'amende qui arrive six semaines plus tard
Un excès de vitesse sur un véhicule de la flotte. Vous devez désigner le conducteur aux autorités, sous peine d'amende pour vous. Reste à retrouver qui l'avait ce jour-là.
Le contrat porte la date, l'heure et le conducteur, avec son permis photographié. Retrouver qui conduisait prend dix secondes.
Les kilomètres au-delà du forfait
Deux cents kilomètres par jour inclus, il en fait quatre cents. Personne ne recompte, ou on recompte à la main, de temps en temps, quand on y pense.
Le forfait est posé sur le contrat. Le dépassement se calcule au retour et tombe sur la facture, sans que personne ait à y penser.